petite biographie :
Ce soir-là, le monde changea. Le monde pleura. Le chanteur pacifiste le plus connu décéda, tué par un déséquilibré qui arpentait le trottoir du Dakota Building où Lennon habitait. The Beatles étaient en deuil. Le monde était en deuil. L'excellent parolier des Beatles était mort. John Winston Lennon n'était pas seulement parolier, il était aussi un excellent compositeur et guitariste. Cet enfant de Liverpool né en 1940 était curieux, doué pour l'écriture et a été élevé par ses grands-parents quand ses parents se séparent. Sa mère le recontacte pourtant lors de son adolescence et... meurt un peu après dans un stupide accident, John a 18 ans. Choqué, Lennon devient un « Teddy Boy », un rebelle peu apprécié des habitants de Liverpool. Rebelle, il le restera toujours d'autant plus qu'il suit les cours de l'école d'Art de Liverpool où il apprend la musique. Amoureux de Buddy Holly, Chuck Berry, Elvis Presley, il crée un groupe avec 3 copains. L'un d'entre eux, Ivan Vaughan, luiprésente en 1957 un musicien qui s'appelle Paul McCartney. Ces deux-là rivaliseront toujours et dans le talent, et dans la personnalité. Leur premier groupe se nomme « Silver Beetles » puis tout simplement « Beatles », ce qui n'a rien à voir avec des scarabées mais à la Beat Generation. Influencé par Elvis Presley, John s'oriente vers le Rock and Roll. Les Beatles quittent Liverpool pour Hambourg et John emmène avec lui Cynthia Powell qu'il a épousée et avec qui il a eu un fils, Julian. Il emmène aussi Stuart Sutcliffe, peintre de talent mais mauvais bassiste. C'est déjà la première embrouille avec Paul McCartney qui n'apprécie guère ce genre d'initiative. John est le chanteur du groupe même s'il est un peu sombre (« I'm a loser », « Don't let me down »..). Pourtant, Paul prend de l'ampleur : lui aussi a un immense talent et veut le faire reconnaître. Leur premier 45 tours, face A et B, passent unitaléralement sur les ondes. La reconnaissance du milieu professionnel viendra en la personne de Bob Dylan qui encourage Lennon dans son talent d'écrivain. Les Beatles deviennent des icônes de la musique et John le vit très mal (« Help »). Il devient un peu mégalomane quand il lance que « les Beatles sont plus célèbres que Jesus-Christ ». Critiqué par une partie de son public, Lennon décide d'arrêter les concerts avec l'accord des trois autres. Il tourne un film en Espagne mais se rend bien vite compte que Paul a désormais l'avantage dans le groupe. Après un voyage en Inde, Lennon se plonge dans l'exploration intérieure à grand renfort de drogue et il rencontre Yoko Ono qu'il impose aux trois autres Beatles. Pourtant certains titres feront carrière comme « Lucy in the Sky with Diamonds », « All You Need is Love », « Strawberry Fields Forever »... Yoko Ono ne fait pas l'unanimité au sein du groupe, c'est le moins que l'on puisse dire. L'album blanc et surtout « Abbey Road » seront leurs derniers albums avec un chef-d'oeuvre « Let it be ». De toute façon, Paul McCartney et George Harrison avaient déjà sorti leurs solos. John Lennon, toujours accompagné de Yoko Ono, va creuser le fossé entre Paul et lui dans les années 70. On peut penser qu'éloigné de son frère de musique, il a un tant soit peu « perdu la boule », étant soit mystique, soit révolté, buvant et se droguant plus que de raison. Ne sachant plus que faire, il quitte Yoko Ono pour la retrouver quelques temps après et lorsqu'elle lui donne un fils le 9 octobre 1975, il imagine tout simplement « Imagine ». Il signe ensuite d'autres albums avec Yoko Ono dans lesquels il exprime sa façon de penser. Assassiné le 8 décembre 1980, on retient de lui qu'il aura agi pour la paix avec son mouvement « Peace and Love » et ces quelques vers : « Imagine there's no countries... It isnt hard to do... Nothing to kill or die for... And No religion too... Imagine all the people... Living life in peace... You may say I'm a dreamer». Rêveur, il l'était certainement et trop peut-être.

